Hugo Pratt et son personnage Corto Maltese ont foulé le sol argentin.
Pratt a vécu en Argentine une dizaine d’années, entre 1949 et 1959. Corto Maltese, quant à lui, va en 1923 chercher son amie, Louise Brookszowyc, tombée dans les mains d’un réseau de prostitution. C’est dire si Hugo Pratt a entendu, voire plus, le tango argentin ! Car le séjour argentin d’Hugo Pratt a eu lieu en plein boom du tango. Il a dû fréquenter les bas fonds porteños, là où le tango avait pris ses premières racines. Quant à Corto, son histoire se passe davantage à cette époque où le tango connaissait déjà une forte implantation, en tant que référence majeure de l’âme porteña, celle qui se dessine en 1923 et qui est déjà bien définie en 1949.
Le merveilleux bandonéoniste qu’est César Stroscio, créateur du fameux Trio Esquina et qui a fait connaître à plus d’un le tango en France, nous offre un travail en honneur, en hommage, en souvenir, de cet artiste italien qui a aimé et partagé l’Argentine.
Quelques thèmes font allusion à la vie de Pratt: La senegalesa, Corto y Louise. D’autres nous proposent des tangos d’alors, de ces années 20 et 30, comme Un placer, Mi refugio ou Malda.
Tous nous font voyager, comme le tango nous le permet, comme Pratt nous l’a proposé.
